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La guerre est déclarée, le mal s'étend sur l'Europe, Harry Potter est porté disparu, la résistance réussira-t-elle à rétablir le bien?

 

Aux tourments des délices [Ft Speer]
 :: L'Angleterre :: Londres

Cora Miller
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Sam 28 Sep - 23:37
Aux tourments des délices.
Speer & Cora


Une planque. Toute sorcière qui se respectait et était hors la loi bien avant la victoire avait un lieu secret. J'en avais un, bien sur. Mise à part Poudlard. Un lieu que même mon Seigneur des Ténèbres ne connaissait pas. Au fin fond d'une prairie, j'avais implanté une grotte aménagé. Barricadé d'une multitude de sortilège de protection et d'invisibilité. Je la nommais ma Caverne aux Merveilles. Elle renfermait des trésors précieux mais aussi tous mes jeux. Mes instruments de tortures, deux grandes cages en aciers, un grand lit, un puits magique où l'eau stagnait inépuisablement. Oiseau de la nuit, je m’ennuie à mourir. Ce soir n'allait pas être monotone. Je le jurais devant ma diablerie.

Je restais dans ma positive attitude. Accro à la couleur du sang sur mes doigts, amoureuse des cris de douleurs, je commençais à trembler. Addictive de la cruauté j'étais en manque tout simplement. Ce soir, je devais tuer. C'était plus fort que moi, mon mal-être sanguinaire et les enfants que j'avais dû supporter toute cette première semaine m'avait déjà rendu complètement cinglée. L'étais-je déjà ? C'est probablement une question sur laquelle je devrais me pencher. Un de ces jours. J'ai oublié de préciser qu'un autel travaillé finement dans la grotte de toute sa splendeur représentait un cadre vivant du Lord.  Il fallait m'habiller confortablement, mes habits de tueuse: Jean et tunique noir, queue de cheval, lunette sur le bout de mon nez, mes talons pour m'élancer et me rendre encore plus grand que je ne l'étais et ma baguette.

Je n'avais besoin de rien d'autres. Un cri retentit dans les airs lorsque je m'élance. Je suis un corbeau aux ailes si fines et longues que ma puissance de vol me permet de m'évader à plusieurs kilomètres du sol sans manquer d'oxygène. Ma vision nocturne étant excellente, je me pose bien plus loin, juste derrière un homme, jeune et d'apparence faible : Parfait. Je le sais, je le sens, il sera ma proie, ma victime, mon sang. Je me transforme en humaine et je fais exprès de chuter au sol. Je pousse un cri de désespoir. Tranchant ainsi le silence de la rue de Londres. Mes mains, se dirige vers ma cheville la prétendant probablement cassée. Mon visage intimidé se referme sur ma proie en se posant sur lui. Comédienne dans l'âme, j'apprécie déjà la tournure des événements.

-Pardon, vous pouvez m'aider s'il vous plaît ? Je me suis faite affreusement mal. J'ai peur de rester dehors par les temps qui cours...

Une petite larme coule de ma douce iris océanique, je mordais l'inférieur de ma lèvre avec de la sensualité. Comment pourrait-il ainsi me résister ? De toute façon, qu'il m'aide ou non, il allait crever. Le destin en était ainsi fait. A quelques kilomètres de là, ma petite maison clandestine l'attendait, là où reposait l'inspiration du chaos, mon monde, le néant, les enfers... Ses enfers.
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Lun 30 Sep - 7:39






Aux tourments des Délices. Raven's prey.

Dans la matinée, Daedalus était arrivé à Londres après quatre longues années d’absence pour vivre en autarcie loin de la civilisation, à l’abris de la folie des ténèbres. Longue avait été la route depuis les campagnes de Penrith, longue à s’en morfondre de solitude : De toute son existence, il ne s’était jamais senti aussi seul, pas même quand le professeur Chourave lui avait demandé de faire une démonstration pour nourrir une plante carnivore alors qu’il n’avait rien écouté… Il avait traversé le pays avec la détermination de venger le meurtre de sa famille innocente et la tragique disparition de Harper, son cœur d’enorgueillis par la volonté de réclamer justice, mais incapable de savoir par quel bout commencer. Existait-il des rebelles ? Dans toutes les guerres, il y a toujours des rebelles, même dans les histoires moldues. Où étaient-ils ? Les rebelles ont toujours une planque méga secrète… Comment les contacter ? C’était la première et évidente question qu’il fallait élucider. Le seul moyen d’être tenu au courant des évènements dans le monde des sorciers, c’est de se promener sur le Chemin de Travers.
Ce soir l’automne ambiance Londres, Daedalus arpente un long boulevard surpeuplé de moldus. Direction le chaudron baveur. Peut-être auront-ils du boulot à lui proposer ? Avant de songer à se venger, déjà fallait-il qu’il trouve un moyen de se nourrir. C’est qu’il n’avait rien mangé depuis vingt-quatre heures et son estomac criait désespérément famine.
Quand soudain, une ombre fut projetée sur le sol accompagnée d’un cri. Daedalus sort les mains des poches de son sweat à capuche et se penche sur une femme grande et ténébreuse, pliée sur une cheville qui l’a fait atrocement souffrir. Leurs regards se croisent tandis que Daedalus s’accroupie auprès d’elle. Par les temps qui court ? Pauvres moldus, même eux ne veulent plus sortir de chez eux.

« Prenez appuie sur moi, je vais vous aider à marcher. Il y a un banc là-bas ».


La pauvre femme semblait tellement déboussolée qu’elle s’en mordit la lèvre. Sans plus attendre, Daedalus attrape son bras pour le passer autour de ses épaules et l’aider à se relever. A l’évidence, elle a au moins deux têtes de plus que lui. Les moldus ont peut-être raison au sujet de la soupe… les talons, ça compte pour du beurre non ? Pas étonnant de se casser la figure aussi haut perchée !

« Ça va ? Vous tenez bon ? On y est presque ».

Il l’aide à s’asseoir sur le banc avant de prendre place à ses côtés. Mal à l’aise, il ne savait pas trop quoi faire. Il observa cette femme au physique très atypique. S’il avait dû porter pareilles lunettes, celles-ci ne seraient pas restées entières bien longtemps. Gêné par la situation, il tripote nerveusement les plis de son jean.

« Il y a une pharmacie un peu plus loin, je peux aller leur demander de l’aide, si vous y tenez… certainement la cheville est foulée, il faudrait placer de la glace dessus pour lui éviter de gonfler ».

Le souvenir de sa mère, infirmière chez les moldues, lui tord les entrailles de nostalgie. Maman lui sortait toujours un sac de glaçon du congélateur quand il appréhendait mal les pentes sur son balai à roulette.
Une bise fraîche leur caresse le visage. Pour sûr, ce n’est pas ce soir qu’il trouverait les réponses à ses questions. Il avait foncé tout droit dans la gueule du loup.
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Mer 2 Oct - 7:19
Aux tourments des délices.
Speer & Cora

De cette guerre aussi dur que belle à mes yeux j'entrais dans les premiers plans et cela me permettais d'avancer sereinement sur le chemin de la grandeur. Il ne me serait jamais venu à l'esprit que la tendance pouvait se refermer un jour ou l'autre. J'étais l'une de ces guerrières qui souhaitaient avant tout mourir pour mon tuteur. Autrement dit pour le Seigneur des Ténèbres. Je nourrissais une haine incontestable pour mon géniteur, celui qui avait tué ma mère. Le mystère de comment j'avais atterri  dans  l'allée des embrumes restait encore inconnu. Ma vie de mendiante, de manipulation... Et puis il y avait aussi cette petite partie en moi, caché bien au fond de mon âme qui reflétait ma personnalité. J'avais, des l'âge de six ans, vu de mes propres yeux mes nouvelles mamans copuler et forniquer sur les tables, contre les murs, dans les moindres recoins sombres de l'allées des embrumes. Quand vous assistez tous les jours à ce genre de spectacle, il y a de quoi devenir maboule. Afin de ne pas sombrer dans une folie totale, j'ai du me construire une carapace me formant ainsi cette boule de nerf que j'étais. Je haïssais presque tous les hommes à quelques exceptions près. Je n'excusais aucun comportement masculin. Tous méritaient la mort. Si j'adorais autant mon Maître c'est parce que lui je le voyais comme l'exception qui confirmais la règle. Clairement je n'avais pas les yeux en face des trous lorsqu'il s'agissait de sa personne et c'est bien ce qui me rendait dangereuse .

« Prenez appuie sur moi, je vais vous aider à marcher. Il y a un banc là-bas ».

Je ne peux m'empêcher de sourire à cette phrase. Ma proie tombe en plein dans mon piège et mon filet se resserre comme un diable contre ma victime. Cet homme là est ennuyeux. Je le sais car il le sont tous. Même Rogue pour qui j'ai pourtant tellement d'estime. Détrompez – vous toutefois mon manque d’empathie est lié à ma haine contre tous ceux qui portaient un service trois pièces entres leurs cuisses. Immondes et putrides créatures.

-C'est gentil de m'aider. Je ne sais pas comment j'aurai pu m'en sortir, vous êtes si fort.

Allez, un peu de flatterie avant de l'interner direction Sainte Mangouste. C'est vrai que mon physique était assez soft et plutôt atypique, j'avais un visage plus blanc que nature, un visage ovale, aucun artifice, à vrai dire, je ne supportais que très mal tous ce qui était maquillage et compagnie, ma peau délicate ne me permettait pas de me tartiner comme le faisait Bellatrix ou Alecto par exemple. Je m'aimais ainsi, n'en déplaise à certain. Peut-être que c'était un trait de mon caractère au féminisme qui se jouait ainsi de moi. Quoi qu'il en soit, j'adorais le naturel et ce n'était pas prêt à changer.

-Une pharmacie ? Non merci, en revanche, je suis fanatique des huiles essentielles, mon cher sauveur, voudrez vous ouvrir le flacon pour moi s'il vous plaît ?


Ce flacon qui n'était nul autre qu'un Portoloin, au moment où le pauvre et beau jeune homme allait toucher cette fiole, il se retrouverait instinctivement dans ma caverne aux merveilles, ce lieu ou nul magie n'est autorisé, ce lieu où les protections magiques sont si puissantes que les hurlements se transforme en douce mélopée. Bientôt, Speer sera mien.

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Jeu 3 Oct - 10:20






Aux tourments des Délices. Raven's prey.

"N’exagérons rien, dit-il en souriant à la fois flatté et amusé ".

C’était étrange d’être revenu si soudainement à la civilisation. Quatre années à vivre reclu, de nouveau projeté dans le monde, sa nervosité trahissait ce difficile retour à la réalité. La blessée refusa l’aide d’une pharmacie. Elle se contente de sortir un flacon de son sac. Décidemment, les moldus sont vraiment pleins de ressources !

A Poudlard, il avait refusé d’étudier les moldus persuadé de croire tout connaître à leur sujet, en bon fils de moldue. Mais, faute d’un travail prenant, sa mère passait le plus clair de son temps à l’hôpital, et c’est papa sorcier qui s’occupait de toutes les tâches à la maison, qu’il menait, bien entendu, à la baguette… Aussi, Daedalus en connaissait beaucoup moins à propos des moldus qu’il ne le pensait.

La femme à la chevelure ténébreuse lui tend le flacon d’huile essentiel dont elle peine à dévisser le bouchon. La première leçon que Daedalus apprendra de cette mésaventure, est qu’il ne faut accorder sa confiance à personne, surtout pas par les temps qui court.

« Bien-sûr, avec plaisir ».

Il tend une main vers le flacon. Le flux de personnes qui déferle devant eux semble les ignorer totalement. Grand-Mère Freyja disait toujours que les gens vivent dans leur propre tête.

Après avoir vécu loin du monde, endeuillé par la perte de ses parents puis pourchassé par des purificateurs de sang, la tragique disparition de sa meilleure amie laissait un goût amer et de profonde solitude qu’il pensait ne plus jamais pouvoir combler. Aussi, en cet instant, ce sentait-il fier de pouvoir se rendre utile, la bonne action qu’il s’apprêtait à réaliser lui remettait un peu de baume au cœur.

Leurs regards se croisa, Daedalus sourit, et ses doigts se refermèrent sur le flacon. Instantanément, une aspiration sembla vouloir l’étriper. Un puissant haut-le-corps le secoua, la réalité se trouble tout autour de lui. La rue, les passants, la blessée, tout se mélange comme si l’on venait de mélanger une multitude de gouaches ensembles. Les évènements se produisirent si vite que son esprit n’eut même pas le temps de comprendre qu’il s’agissait d’un portoloin jusqu’à ce que son nez s’écrase sur un sol dur et froid. Il était allongé à plat ventre sur de la roche.

A cet instant, Daedalus ne se doutait pas encore qu’il ne serait, bientôt, plus jamais la même personne.
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Sam 5 Oct - 11:31
Aux tourments des délices.
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L'esprit de Speer me répugnait. Sa gêne par ma flatterie n'est nulle autre que la preuve de ma réussite n'était en rien jouissif. Rien que son visage donnait envie de vouloir le maltraiter. Une bonne tête de Poufsouffle. Me considérer comme une vulgaire moldue me donnait encore plus la haine et ma rage continuait de se développer. Je le haïssais. Rien qu'à son regard. J'étais déjà fatigué de faire semblant et de jouer la comédie. Je le toise avec animosité. Ne respectant aucune de mes habituelles coutumes, lorsque le flacon se dévisse enfin... Une épaisse fumée blanche sort délicieusement épousant chaque courbes de l'air flottant avec une douce legerté autour de nous deux. Nous disparaissions. La sensation est peu agréable mais me permet toutefois de consacrer mon temps à la concentration et de ne pas régurgiter mon repas du matin. Pendant la surprise de Speer, j'ai pu le désarmer aussi facilement que de voler un bonbon à un enfant. Nous sommes maintenant devant ma caverne aux merveilles. Le silence est d'or ici. Même à la campagne, les volatiles semblent ne pas vouloir chanter sous peine de la colère maléfique de ma personne.

-Ô mon maître, je vous envoie une distraction des plus satisfaisantes.

Le géant cadre dans lequel le Lord Voldemort apparaissait était vivant. Si bien que j'étais persuadé que c'était véritablement lui à l'intérieur. Ma faiblesse ici, en train de me protéger à chaque instant, mon incontestable amour pour lui restait malsain et dangereux.

-Agenouille-toi, lâche.

Fis-je, en lançant un coup de pied dans les fesses de Speer afin qu'il m’obéisse devant le cadre du maître. La décoration de cette caverne aux merveilles pouvait prédire ce qu'il allait se passer des à présent. J'étais une jeune femme pleine de ressource et ma joie de distraire mon maître n'était plus.

-Est-ceci que tu cherches, petit bébé?

Dis-je, en lui montrant sa baguette accouplé à mienne.

-Mais entre donc je t'en pris, ne faisons pas attendre le roi des ténèbres. Il n'a pas vraiment beaucoup de patience, à moins que tu ne me considère comme une moldue... Tu m'as mise très en colère, quel est ton nom ?


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Dim 6 Oct - 21:37






Aux tourments des Délices. Raven's prey.

Désabusé, Daedalus prends appuie sur ses mains pour se relever. A cause du contact avec le sol de pierres froides, son bout du nez est gelé. Il tourne sur lui-même, comme un animal apeuré fait prisonnier dans une cage. Son cœur bat à tout rompre depuis son torse jusque dans ses tempes. Une multitude d’objets trône dans cette pièce sombre, il peut les voir sans être capable de les distinguer. Son inspection désordonnée s’arrête sur le tableau maléfique du Lord des Ténèbres. Pour la première fois de sa vie, il découvre le visage de vous-savez-qui. Sa bouche ahurie se referme sec lorsqu’il se surprends à penser que le puissant seigneur des ténèbres ressemble à une tortue ayant perdue sa carapace.

La femme s’adresse à lui, et ses paroles paraissent lointaines. Le retour à la réalité lui est difficile. Désorienté, transit de peur, le fil de ses pensées s’embrouille. Le coup que lui assène sa geôlière sonne comme l’alarme d’un réveil. Tandis qu’il tombe à genou, toujours sous le choc et la peur au ventre, instinctivement, il porte sa main dans une poche de son blouson, tâtonnant pour retrouver sa baguette qui, à l’évidence, n’est plus à sa place. Plus évidement encore, l’inconnue l’a en sa possession. Il comprends qu’elle lui a tendu un piège et que c’est sans grande difficulté que ce piège s’est refermé sur lui. Etait-ce une mangemorte, était-ce une fanatique ? Quelle folie vous pousse à aimer un être démoniaque ?

Rapidement, la sorcière lui demande de se présenter. Il ne saura jamais pourquoi il répondit :

« Harry Potter ».

Il voulait fuir, tâter chaque angle de cette pièce pour trouver une issue. Mais la peur le tétanise. Tremblant de tous ses membres, il plonge son regard perdu dans la froideur du regard de la prêtresse. Tout bien réfléchi, il n’avait jamais entendu parler de religion dans le monde des sorciers.
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Sam 12 Oct - 17:10
Aux tourments des délices.
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Un rire éclate sardoniquement dans ma gorge alors que l'idiot prononce le nom de l'élu. Celle-là, on ne me l'avait jamais faite, clairement. J'explose littéralement en me bidonnant le ventre. Pliée en deux, je n'en rajoute même pas. Je me rends compte que j'ai capturé des l'heure, l'idiot du village. Soudainement, je stop mon rire, mon regard levant vers l'héritier de Serpentard, comme ci j'avais eu l'ordre d'arrêter d'un moment où l'autre.

-Bien maître.

J'étais devenue silencieuse. Et je me dirigeais vers une petite étagère où reposait un flacon. L’élixir qui résumait ma vie se trouvait à l'intérieur. J'avais enfermé une forme de puissance de magie noire si puissante depuis un moment à présent je me souvenais....

FLASH BACK.

-Souffres-tu, Coralyne? Souffres-tu à présent comme tu le mérites ? Regarde-toi, crois tu avoir été autorisé à parler ma petite?

Une gifle se fit retentir, une raclée comme jamais je n'avais pu prendre autrefois. Recroquevillé entre le mur et l'homme je me terrais dans un silence espérant que cet instant passe vite. Les coups qu'il m'inflige sont destructeurs à tel point que je suis obligé de hurler et de conter ma souffrance dans un cri strident. C'est lorsqu'il assène le coup fatal, que je m'allonge, corps inerte dans l'es flaques d'eaux.

-Rappelles-toi de cette souffrance, Coralyne, et mets le dans un flacon.

Avait soufflé un individu louche, pendant mon réveil. De ce pas, obéit, et je l'avais gardé. Cette souffrance, ce souvenir était l'émotion la plus difficile que j'avais en collection. Elle dégageait une aura si néfaste que je ne pouvais plus espérer contrôler autant de souffrance. J'étais gamine lorsque  qu'il m'avait adopté. J'avais appris tellement de choses durant cette vie aux embrumes. Et pourtant j'étais si seule. Encore plus seule lorsque Marianne ma protectrice, se faisait punir devant mes yeux.

-Tu te souviens Coralyne, que tu n'as pas été sage hier. Refuser un client, c'est mal, Coralyne.


Marianne, jeune femme d'une vingtaine d'année et probablement la plus douce envers moi que quiconque me regardait, les larmes croulant sur ses joues comme des perles de diamant. J'étais impuissante, impuissante et choquée, ça recommençait, tout ce que je touchais, tout ce que j'aimais ne menait finalement qu'à là mort...Ma mère et Marianne, étaient morte sous mes yeux, par ma faute.

RETOUR AU REEL.

Je prends dans la paume de ma main cette satané fiole et avant de l'exploser d'un mouvement de rage, ma baguette se dirige droit vers Speer pour l'enfermer dans cette fichue cage en acier.

Harry Potter... En personne.....

Je ne disais rien, je savais que ce n'était pas lui, je n'étais pas aussi idiote que les Malefoy, nonobstant...

Nonobstant, je me colle contre la cage en poussant un cri du diable, je voulais voir tous les hommes souffrir, tous TOUS UN PAR UN contre mon contrôle. La souffrance mentale était plus forte que la physique. A l'aide de mon souvenir et de mon incantation, je lui glace le cœur, et je lui fait boire mon élixir-souvenir. Speer revoit cette scène, mais il est absolument persuadé d'être moi, à tel point qu'il en ressent ici toutes les souffrances qu' Erik m'infligeait. La magie noire était belle et délicieuse, elle n'avait rien d'une simple absence de couleur, elle était plus, tellement plus.

-Harry Potter... Répétais je comme si j'étais une possédée d'un autre monde. J'attendais simplement qu'il m'ouvre les portes du savoir. Qu'il soit le reflet de ma souffrance. Mon reflet.


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Mer 16 Oct - 22:03






Aux tourments des Délices. Raven's prey.

Daedalus avait toujours pensé que l’enfer sur Terre résidait dans cette petite ferme moldue où Harper et lui avaient trouvé refuge. L’enfer d’avoir quitté sa vie douillette affalé dans un canapé de la salle commune de Pouffsoufle, le ventre rebondit d’un copieux repas. L’enfer de peiner à réaliser qu’il ne reverra plus jamais ses parents. L’enfer de s’adapter au quotidien moldu dans l’espoir qu’aucun purificateur de sang ne vienne vous chercher.
Ce soir, il était enfermé dans une pièce aux murs de pierres décorée d’objets affreusement inquiétant, en compagnie d’une femme conversant avec la photo du Seigneur des Ténèbres. L’enfer.

Il tressaille lorsqu’elle s’accapare d’une fiole disposée dans un recoin de la pièce lugubre. Elle s’accorde un instant. Un instant pour quoi ?
La peur se faisait plus intense, Daedalus en avait la nausée. D’un mouvement brusque, en un coup de baguette, Daedalus est projeté en arrière tout droit dans une cage. Son dos frappe les barreaux. Le garçon tombe à genoux. La projection lui a coupé le soufle.  La rage exprimée par la jeune femme l’aide à se relever d’un bon pour se blottir le plus loin possible d’elle.

"Harry Potter", susurre-t-elle, et Daedalus eut la vision d’un serpent murmurant un sifflement pour prévenir d'une attaque mortelle.

Dans une derrière expression d’épouvante lui appartenant bel et bien, malgré lui, il ingurgite un liquide et ses pupilles se dilatent. Daedalus est aspiré dans un nouveau monde. Est-ce qu’un élixir peut servir de portoloin ? Quelle est cette pièce, floue, qui est cet homme et où est…

Le flot de ses pensées l’abandonne. C’est comme être propulsé dans un rêve, un rêve sans conscience. Il ne distingue plus le vrai du faux. Un homme le roue de coups. Frappé à la tête. Martelé aux cotes. Son esprit s’éclairci : il a fait quelque chose qu’il n’aurait pas dû. Pour son affront, il est puni. Il accepte les coups, serrant les dents pour ne pas crier, si terrifié dans sa souffrance que pas une once de larmes salées ne parvient à se dégager de leurs canaux lacrymaux. La voix de l’homme lui rappelle qu’il a désobéit. Il n’aurait pas dû refuser, il connaissait son devoir, il connaissait la peine encourue, il n’a pas rempli son obligation.

Le sentiment du remord l’anéantie. Ce coup donné à l’intérieur était plus puissant que les poings qui laissaient des marques sur sa peau. Avoir fauté, encore, alors qu’elles ont péri pour lui. Mortes pour rien. Ils les aimaient tant, elles l’aimaient tant, et elles avaient trépassées par sa faute.

Sa faute, rien que par sa faute. Ses erreurs l’apitoyaient. Les coups continuent de pleuvoir. Chaque seconde d’entracte est une seconde d’horreur en se demandant où est-ce que le prochain va tomber.

Je ne les reverrais jamais, tout est de ma faute, voulu-t-il crier. Mais le seul son qu’on entendait était celui de la voix de l’homme, celui à qui il devait obéir, celui qui le faisait souffrir, celui qui lui rappelait l’énormité de ses erreurs. Des erreurs amplifiées par le remord qu’il n’oublierait jamais.

Souffres-tu, Coralyne? Souffres-tu à présent comme tu le mérites ? Regarde-toi, crois-tu avoir été autorisé à parler ma petite ?

Dans ses hallucinations, il perdait la raison. Dans sa cage, du haut de ses vingt et un ans, Daedalus est recroquevillé sur lui-même, pleurant à chaudes larmes, le regard dans le vide, le visage déformé par les pleurs. Dans le monde de Coralyne, l’heure est venue au coup fatale et Daedalus s’étale dans la cage, inconscient.  

« Maman », murmure-t-il dans son évanouissement.


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Lun 21 Oct - 10:13
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Je le lève d'un puissant Aguamenti de son évanouissement.

-Ici, il n'y a pas de «Maman». Pas de mère pour te consoler quand tu as froid ou quand tu as un coup de déprime. Ici, il n'y a que le sentiment d'être un nuisible, ce nuisible qui te prend aux tripes et te montre ce que tu es vraiment. Il n'y a pas de différence entre le bien et le mal, il n'y a pas deux clans qui séparent le monde, il y a les fous et ceux qui croient avoir du courage pour le re-construire ce putain de monde. Je ne me considère ni dans l'une option, ni dans l'autre, non, je suis fatiguée, fatiguée de me battre sans but de trouver celui qui a fait de ma vie, un enfer.


Je me colle contre cette cage d'acier, et je relève le menton du jeune garçon comateux entre mes doigts, assise en tailleur je fixe son regard vide.

-Quant on se fait frapper, insulter alors qu'on est à peine une femme, on devient un monstre aux yeux de beaucoup, mais je ne suis seulement que le reflet de ce qu'on a construit de moi, tu vois comme il est facile de choisir la magie noire, elle permet tellement de choix, tellement de souffle, elle possède tellement d'or entre ses doigts, et je vais te le montrer, je vais te faire une démonstration, ce que tu ignores probablement , ce dont la magie est capable. Regarde bien, ne rate rien. Pas une seule miette de mon spectacle.

Quelques mouvements de bras agitant ma baguette magique tout comme la marraine la bonne fée dans Cendrillon, et j'effectue plusieurs jolis cercles de fumées blanches et rouges, s'entrechoquant. Une petite fille apparaît alors, les cheveux sombrent, inconnu aux bataillons. Cette petite fille vêtue d'une robe blanche est juste terrifiante.

-Chuuuut !


Conseillais-je à Speer observant la nouvelle petite être sortant des flammes des enfers. Mon rituel fonctionnait à merveille. Un corbeau se posa sur son épaule et la terrifiante petite fille caressa le plumage du volatile.

Fumée rouge, tout s'efface.

Une arène apparaissait soudainement dans la toute petite caverne.

-Je t’ai divertis, à toi de me divertir à présent. Si tu t'en sors, tu pourras partir d'ici vivant ! Pour venir à bout d'elle, il n'y a pas trente – six solution, tu dois tuer l'enfant.

La cage ou était enfermé Speer s'ouvrit alors en plein centre de l'arène. La petite fille et son corbeau non loin de lui, possédait une lame d'argent. Moi ? J'étais dans les gradins. J'observais attentivement la scène. Si Speer exécutait cet enfant il ne serait de toute évidence plus jamais le même homme. Et c'est ce qui me plaisait beaucoup.

-Tue le.

Et enfin, la petite fille se jette sur lui, au même moment ou Speer croit à sa mort, sa baguette magique atterri dans sa main.


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Jeu 24 Oct - 7:54






Aux tourments des Délices. Raven's prey.

D aedalus est pétrifié. Un stupéfix n’aurait pas mieux fait. Tu meurs où elle meurt. Le cauchemar ! Bien évidemment, il refuse catégoriquement de la tuer. Non pas parce qu’il s’agit d’une fillette, aussi armée et sanguinaire soit-elle. Simplement, Daedalus n’accepte pas d’ôter une vie. Hors de question. Une fillette enragée, un mangemort psychopathe, un moldu, un croup, une accromentule affamée qu’importe ! Il ne tuera personne. Chacun d’entre nous n’est personne pour s’autoriser à voler une vie. Ceux qui pensent le contraire se trompent par pure folie.

La cage s’ouvre pour le laisser rentrer dans cette arène chimérique. Daedalus cligne des yeux à maintes reprises, mais la petite fille accompagnée de son volatile, son bourreau trônant dans les gradins tel César se divertissant du jeu des gladiateur, la pierre froide de la caverne qui a laissé place à la poussière, tout est bien réel.

Pour quoi cette mise en scène ? Cette femme est complètement folle ! Un instant il lui sembla être resté coincé dans la vision des fumées rouges et blanches s’entrecroisant. Quel cauchemar ! Après la souffrance, le désarroi, la peur, face à la fillette brandissant sa lame d’argent, les épaules de Daedalus s’affaissent sous le poids du désespoir. Il n’avait pas envie de jouer, il ne souhaitait faire de mal à personne. Pourquoi lui ? Pourquoi tant de haine ? Cette femme avait souffert, qu’y pouvait-il ?

La petite fille sur rue sur lui, Daedalus ne bouge pas d’un pouce, attendant le coup fatidique. Il s’attendait à ce que le fer transperce sa chair, que le sang gicle, que la souffrance le paralyse. En une fraction de seconde, le visage de Harper apparu dans son esprit. Il se remémora tous ses sacrifices. S’éloigner de ses propres parents pour le protéger lui, de sang-mêlé, alors que son sang, à elle, ne craignait rien des purificateurs. Il se souvenait d’elle, face aux mangemorts masqués et menaçant. Il se rappelait ses paroles, le priant de partir, le conjurant de survivre. Et ses doigts se referment sur sa baguette mystérieusement réapparue.

Survivre. La petite fille s’était jetée sur lui, prête à l’entailler de sa lame. Harper. Survivre.

« Bombarda ! »

Parce que bientôt il ferait de ce sort sa marque de fabrique, Daedalus vise le sol qui explose en poussière, n’arrêtant pas la sauvageonne mais la gratifiant d’une tempête de sable et de débris qui la freinent seulement. Alors il s’écarte, bombardant à nouveau le sol pour la tenir éloignée.

« Je ne te veux pas de mal. Elle te manipule. On n’est pas obligé de faire ça. Bombarda ! »

Il esquive un coup de couteau de justesse. L’écoute-elle seulement ? L’entend-t-elle ?

« Bombarda ! »

Et si la fillette n’était qu’un mirage ? Et si la psychopathe se jouait de lui ? Après tout, elle lui avait déjà menti. Elle avait fait apparaître la fillette, elle pouvait la faire disparaître. La magie, blanche ou noire, est ce qu’elle est. Peut-être n’est-ce qu’un tour. Pour s’en assurer, Daedalus s’écria :

« Stupéfix ! » en pointant sa baguette sur la fillette qui exécutait un bond en sa direction.


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Dim 27 Oct - 11:25
Aux tourments des délices.
Speer & Cora


Je suis dans les gradins et je m'amuse de le voir lentement se consumer ! Il est tellement pathétique, il a une tête à se faire brutaliser. Je le vois tenter de raisonner l’irraisonnable et j'éclate de rire, stupide mâle. Pourquoi cette mise en scène? Mais pour le divertissement mon cher. Pour les beaux yeux de mon maître, pour que cette folie qu'est apparue dans mon corps puisse s'apaiser ou survivre grâce à ta peur. Je ressens tellement d'excitation que je regrette pas que mon maître puisse voir ce spectacle. Il ne peut pas ? Bien sur qu'il le peut ! « Pourquoi lui ? Pourquoi tant de haine ? Cette femme avait souffert, qu’y pouvait-il ? » C'était un homme et donc un lâche, de part ce choix, Speer devait payer. Je ne croyais pas une seule seconde dans la bonté d'un homme. Pas-Une-Seule-Seconde.

-Un Bombarda ? Amusant.


Lançais-je, à l'aide de mon Sonorus. J’enflammais les pistes, à contrario de mes problèmes mentaux j'avais l'idée suprêmes de convier Londres à notre spectacle. Tout Londres. Pour cela il fallait que je m'expose à une certaine magie, trop puissante pour moi seule, mais que nenni, ne me sous-estimez pas. Je n'avais pas peur de traverser le miroir, d'être de l'autre côté, d'être ce que j'étais aujourd'hui. Ma fille s'occupe de le divertir pendant que l’arène semble bouger sous nos pas. Nous traversons une faille dimensionnelle. En réalité, il ne s'agit bien que d'un mirage en trois dimensions. J'aime créer mon monde, et ce que voit à présent Speer est bien sortie de ma tête.

Au moment où le Stupefix est lancé, le monde change dans une tournure de fumée blanche, nous sommes sur une scène ressemblant à l'arène précédente, toutefois beaucoup plus chic. Une sorte d'Opéra. La salle est pleine, les applaudissements s'élèvent bruyamment dans la grande salle, les moldus ont envient de se divertir, est-ce vraiment un mirage maintenant ? Qui peut le dire à part la magie elle-même?

Sans queue ni-tête, le rideau se lève, montrant Speer, complètement nu, au milieu de tous ces visages ahuris. J'explose littéralement de rire. Il est temps de disparaître. Je suis assise au premier rang et à l'instant même où ses yeux se posent sur moi, je lui offre un clin d’œil.

Je profite de l'obscurité soudaine de la salle pour me transformer en un corbeau, je m'envole, l’abandonnant ici. Ce n'est que le lendemain, qu'il se réveillera de son tourment, dans lit, chez lui, en sécurité, sans comprendre réellement si tout ceci c'était passé ou non. Là seule chose que j'étais sûre, c'est qu'il n’oublierait jamais mon visage, jamais le son de ma voix, jamais ma propre personne, et qu'il aurait toujours un doute sur le vécu de cette histoire, aujourd'hui petit Speer allait devenir un homme perturbé.

Et on dit Merci Cora !

Ps. A ses côtés Speer retrouvera à son réveil, sa baguette magique, ainsi que le couteau ensanglanté de la petite fille.
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Ven 1 Nov - 20:57






Aux tourments des Délices. Raven's prey.

Ala seconde où le sort aurait dû toucher la sauvageonne, la réalité se déforme, investie par un épais brouillard blanc, laissant Daedalus en posture d’attaque, cois de stupéfaction.

Le jeune homme abaisse sa baguette. Les décors ont changé. Une explosion tel un tonner d’applaudissement accélère son rythme cardiaque. Que va-t-il lui arriver maintenant ? Plongé dans l’obscurité, la lumière se faisant rare derrière l’épais rideau bordeaux dont il ignorait encore l’existence, Daedalus cligne des yeux plusieurs fois. La petite fille a disparu. Il ne sera donc pas obligé de la tuer ? Un temp soit peu soulagé, un mouvement le fait tressaillir sur la gauche. Ce n’est autre que le levé du rideau. Il fait frais d’un coup non ?

Daedalus ne tarde pas à reconnaître l’endroit dans lequel il se trouve. Sa mère était férue d’opéra, et son sorcier de père l’y emmenait volontiers pendant que Grand-Mère gardait petit Daedalus au chaud à la maison à manger secrètement des bonbons jusqu’à pas d’heure. Une salle bondée de spectateurs motivés, applaudit à s’en rougir la paume des mains.

C’est moi qu’ils acclament ? Se demande-t-il en grelottant.

Parce que, s’il tenait toujours sa baguette en main, ses vêtements, eux, ont littéralement disparu. Daedalus est nu comme un ver face à une foule de spectateurs hilares. Parmi les rires, l’un deux retenti particulièrement. Daedalus plisse le front pour tenter de l’apercevoir, mais les projecteurs l’éblouissent. L’envole du corbeau noir ressemblera à une ombre traversante. Dans les coulisses, ça s’agite. Le bruit des conversations parvient à ses oreilles. Daedalus n’aura pas le temps de plaquer ses mains pour cacher ses parties intimes. L’arrivée d’un grand vigile à l’air bourru lui donne l’idée de prendre immédiatement ses jambes à son cou, dans la direction opposée. Dans la salle, l’hilarité fait place à l’étonnement générale.

Courant et sautillant pour éviter le dédale d’acteurs et de décor, Daedalus parvient jusqu’à la sortie des artistes où un policier le plaquera sans ménagement sur le sol. Ca fait mal.

Evidement, ils le débarrassent de sa baguette, jetée dans la rue comme un vulgaire morceaux de bois. Daedalus est menotté puis conduit jusqu’au poste de police le plus proche. Non seulement il ne pouvait se résoudre à dire la vérité sur le comment du pourquoi il avait atterri nu sur le devant de la scène, mais il ne pouvait pas non plus décliner sa véritable identité. Il ne pouvait pas non plus révéler sa qualité de sorcier. Quand l’inspecteur lui demanda ses noms et prénoms, automatiquement il répondit : « Harry Potter ».

Cette soirée fut un véritable supplice. L’interrogatoire durera cinq heures, cinq longues heures, sans discontinuer, l’inspecteur ne lâchait rien et Daedalus, bien qu’épuisé, non plus. Dans l’incapacité de recueillir la moindre information, l’inspecteur ordonne qu’on le mette sous cellule jusqu’à nouvel ordre.
Dans un uniforme de fortune, Daedalus se recroqueville dans un coin pour fermer les yeux. Face à la psychopathe mangemorte, ressentir la peur l’avait éprouvé. Face à la fillette au couteau enragée, son énergie s’était affaiblie. Face aux questions de l’inspecteur moldu, son moral s’était éteint. Daedalus n’espérait qu’une chose : s’endormir. Ce qu’il fit dès que ses lourdes paupières tombèrent.
Pendant ces quelques heures de sommeil, aucun rêve, aucun cauchemar, aucune image ne vinrent troubler son repos. Le cauchemar préfère attendre qu’il se réveille. Car plusieurs heures plus tard, Daedalus ouvre les yeux sur sa chambre de bonne, sa bonne vieille chambre de bonne humide, équipée de son coin cuisine rikiki et de sa douche ouverte sur son matelas posé à même le sol faisant office de lit douillet. Le jeune homme s’étire, passant une main sous son oreiller où trône, étrangement, sa baguette. En un éclair, Daedalus saute de son lit. A la vue du couteau ensanglanté posé à côté de sa couche, il vient se plaquer contre un mur, faisant trembler les étagères avec une pluie de poussière.
Ce n’était pas un rêve. C’était bien un cauchemar. Le poignard en témoignait. Son cœur battait à tout rompre, son corps tremblait des pieds à la tête. D’ailleurs, ses vêtements manquaient toujours à l’appel, et le sang sur l’entaille dont la fillette l’avait gratifié avait coagulé et salit ses draps.
Dos au mur, Daedalus Speer reprends son souffle. Plus jamais il n’accorderait sa confiance. Le bruit de la peur, de la honte et de la douleur résonne encore dans sa cervelle, tourmentant ses émotions, brouillant son esprit, l’accablant de reproches et de désuétudes.
Aujourd’hui, Daedalus ne sortira pas de chez lui, n’avalera rien, n’allumera pas la lumière.
Demain, le sens de la vie aura un goût nouveau.
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